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Barbara Pompili en visite sur le Haut-Maroni

La secrétaire d'Etat a été reçue par le maire Serge Anelli © SB / PAG
La secrétaire d'Etat a été reçue par le maire Serge Anelli © SB / PAG
Barbara Pompili s'est entrenue avec les autorités coutumières de Taluen © SB / PAG
Barbara Pompili s'est entrenue avec les autorités coutumières de Taluen © SB / PAG
Le directeur du PAG Gilles Kleitz remet un souvenir à la secrétaire d'Etat © SB / PAG
Le directeur du PAG Gilles Kleitz remet un souvenir à la secrétaire d'Etat © SB / PAG
Barbara Pompili offre un présent au Gran Man Amaipoti © SB / PAG
Barbara Pompili offre un présent au Gran Man Amaipoti © SB / PAG
L'ensemble de la délégation et les autorités coutumières de Taluen © SB / PAG
L'ensemble de la délégation et les autorités coutumières de Taluen © SB / PAG
La députée Chantal Berthelot et la secrétaire d'Etat dégustent le cachiri © SB / PAG
La députée Chantal Berthelot et la secrétaire d'Etat dégustent le cachiri © SB / PAG

La secrétaire d’État à la Biodiversité s’est rendue lundi 10 octobre à Maripa-Soula et Taluen afin de se rendre compte des réalités du territoire et des enjeux locaux, notamment en termes de développement économique.

Le Parc amazonien de Guyane et la mairie de Maripa-Soula ont accueilli, lundi, la secrétaire d’État chargée de la Biodiversité, accompagnée de la députée Chantal Berthelot. Barbara Pompili souhaitait se rendre à Maripa-Soula afin de mesurer « le potentiel qu’il existe dans le sud de la Guyane et la manière dont il peut servir les populations et le développement économique ».

Fleuron de la biodiversité, la Guyane possède des atouts naturels et culturels qui peuvent constituer des axes de développement. « La Guyane concentre à elle seule la moitié de la biodiversité française. C’est une richesse, a indiqué la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité. Mais j’ai le sentiment que les Guyanais entretiennent parfois une relation ambiguë avec cette richesse : elle n’est pas considérée comme un axe de développement, ou trop peu. Il faut pouvoir se servir de ce potentiel de développement qui est aujourd’hui encore simplement naissant. » 

Barbara Pompili a également plaidé pour l’adaptation des lois aux réalités du territoire et a réaffirmé le soutien de l’État dans la lutte contre l’orpaillage clandestin : « C’est un sujet absolument fondamental sur le territoire. L’État a conscience de la situation et continuera à apporter tout son soutien et toute son aide. La coopération avec les pays voisins est également à développer. »

À Taluen, village wayana du Haut-Maroni, Barbara Pompili s’est entretenue avec les autorités coutumières. Le Gran Man Amaipoti et les capitaines ont pu lui transmettre leurs attentes, au premier rang desquelles figure la création d’un collège à Taluen, une revendication déjà portée par la députée Chantal Berthelot. Le Gran Man et les autorités coutumières ont également évoqué l’approvisionnement en électricité des villages du Haut-Maroni, la formation professionnelle, l’offre de soins, l’accueil des touristes, la préservation et la transmission du patrimoine culturel. « Votre langue, votre culture, sont vos richesses. Il est nécessaire de préserver et transmettre ces patrimoines. C’est extrêmement important », a affirmé la secrétaire d’État.

Le maire de Maripa-Soula et le président du Parc amazonien ont rappelé les projets et actions qu’ils mènent de manière conjointe, dans le cadre de la convention d’application de la charte des territoires, signée en février 2016. Pour Claude Suzanon, président du Parc amazonien de Guyane, « tous les partenaires doivent travailler ensemble. Seul, on ne peut pas avancer. Nous nous sommes engagés sur de nombreux projets, qui avancent étape par étape. L’enjeu étant de développer et formaliser le tissu économique en conservant une approche durable et endogène. »

 

Entretien avec Barbara Pompili :« Il est absolument hors de question de mettre la Guyane sous cloche »

Lors de vos interventions auprès des élus de Maripa-Soula et des autorités coutumières, vous avez insisté sur le potentiel économique que représente la préservation de la nature et des patrimoines culturels.

Dans d’autres pays et en France métropolitaine, le patrimoine naturel et sa protection permettent de créer des filières de développement économique et de l’emploi. De l’emploi local. Je pense au tourisme, à l’artisanat, à la promotion des patrimoines… Je crois vraiment que la Guyane a un fort potentiel de développement dans ces domaines. C’est de plus du développement durable, qui créera des emplois et de la richesse pour le long terme.

Il n’est donc pas question de mettre la Guyane sous cloche, comme on peut parfois l’entendre ?

Il faut sortir des caricatures, il est absolument hors de question de mettre la Guyane sous cloche pour qu’elle soit un musée de la nature. Ca n’a aucun sens. Il s’agit au contraire de se servir de ce potentiel de développement qui est aujourd’hui naissant. Je tiens à faire passer cette idée aux élus et leur montrer, par l’exemple de ce qui se passe ailleurs, comment on peut développer ce secteur économique qui profitera avant tout aux Guyanaises et aux Guyanais.

 

1 commentaire

  1. djo samagnan

    Le temps passe…et nous nous éloignons de certaines réalités.
    Il est peut-être temps que nous,habitants de ce territoire, nous ouvrions et nous formions d’abord à la reconnaissance de nos richesses. Il me semble que peu de gens peuvent concrètement identifier ces dites richesses, cela restant l’apanage des instruits et autres gens du monde et de passage.
    La sédentarisation et l’immobilisme dans les bourgs et villages des lieux de vie encouragent peu aux sorties, voyages et explorations sur ses propres terres en plus du coût exorbitant pour la moindre action. Je commence à croire que bcp de visiteurs reguliers connaissent bien mieux le territoire que nous qui y habitons.
    L’omniprésence de l’orpaillage et des garimpeiros dans et derrière nos maisons, nos abattis n’encourage pas à plus d’initiative.
    Enfin, le secteur des excursions permet à QQ personnes de vivre ou d’avoir une activité rémunérée. Ms qu’en est il des prix appliqués qui peuvent être abordables pour bcp et peut-être moins pour bcp de locaux?
    Cet axe d’exploitation me semble central: miser sur la population locale qui doit découvrir ses propres richesses,son territoire…et ne plus avoir à ne le découvrir que sur les cartes postales : le succès des cascades de gobaya Soula, les pics nic sur le fleuve… Et avoir des exploitants respectant un cahier des charges en matière de développement durable, nettoyage des sites….

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