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La forêt d’Itoupé, témoin du changement climatique ?

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© Aurélien Brusini
© Aurélien Brusini

Une nouvelle mission scientifique a démarré sur le Mont Itoupé le 6 janvier. Le deuxième plus haut sommet de la Guyane (830 m.), situé entre Saül et Camopi, accueille douze scientifiques jusqu’au 17 janvier prochain. Dans la continuité de la précédente mission, en novembre 2014, les scientifiques vont poursuivre l’inventaire de la biodiversité du Mont Itoupé, mais aussi rechercher des espèces indicatrices des changements climatiques. Des stations et des capteurs météorologiques vont également être installés. À terme, le Mont Itoupé pourrait bien devenir un site de référence pour le suivi des changements climatiques.

Le Mont Itoupé, un site de référence

Le Mont Itoupé, sommet tabulaire de plus de 800 m de haut situé entre Camopi et Saül, en Guyane, a été désigné par le conseil scientifique du Parc amazonien comme étant un site d’intérêt scientifique à la fois par sa position géographique particulière (orientation nord-sud) mais aussi par sa forêt d’altitude, une forêt dite « à nuages ». Uniquement accessible en hélicoptère, ce site accueille une mission scientifique du 6 au 17 janvier 2016 (en saison des pluies), dans la continuité de la mission effectuée en novembre 2014 (en saison sèche). Douze scientifiques y participent.

Un inventaire pluridisciplinaire et une mise en œuvre de programmes scientifiques en écologie

L’inventaire pluridisciplinaire conduit en 2010, lors de la première mission Itoupé, a mis en évidence une flore de sous-bois originale, une richesse exceptionnelle de la grande faune et une espèce de poisson endémique de cette montagne. La mission de terrain de novembre 2014, associant une trentaine de scientifiques, a permis de compléter les connaissances en matière de caractérisation des sols et habitats, de dynamique forestière, de biodiversité fongique, floristique et faunistique, dont l’entomologie et l’ornithologie plus particulièrement. La mission qui se déroule en janvier 2016 a pour but de compléter les inventaires réalisés lors de la mission de novembre 2014, notamment en entomologie. Pour d’autres disciplines, comme l’herpétologie (étude des amphibiens et reptiles) et l’ichtyologie (étude des poissons), les scientifiques  profiteront du climat pluvieux, plus favorable, pour passer le site au peigne fin.

Poser les bases du suivi des changements climatiques

Cette mission sera aussi l’occasion de continuer l’étude précise du gradient altitudinal pour mettre en avant son influence sur les écosystèmes. Deux stations météorologiques solaires vont être installées au sommet du mont et sur la zone de poser d’hélicoptère ouest afin d’y relever la température, les vents, l’humidité et l’ensoleillement. Des capteurs météorologiques vont également être posés sur le versant est du mont, en complément des capteurs déjà disposés à l’ouest. L’ensemble de ces données permettra, à terme, d’augmenter la couverture météorologique du territoire, et d’en savoir plus sur l’influence du climat sur la physionomie forestière, en particulier l’effet du vent selon les versants. Des espèces indicatrices du changement climatique (amphibiens) vont également être recherchées.

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