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Gobaya-Soula, une histoire de peuples

Vie des territoires

Le sentier des cascades de Gobaya-Soula, à Maripa-Soula, a été inauguré en marge du Marché artisanal du Maroni. 

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© Audrey Virassamy/ Pag
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Des bords du Lawa parviennent des notes de musique. Et au bout d’une passerelle un petit groupe émerge de la forêt : des wayana en kalimbé, des aluku en pangi. Ce samedi, ces membres de deux associations de Maripa-Soula, Aloïké association solidarité et Mi sa libi ont revêtu leurs tenues traditionnelles pour prendre part à l’inauguration du sentier d’interprétation des cascades de Gobaya-Soula.

Situé à 20 minutes de pirogue du bourg de Maripa-Soula, le site avait déjà été doté de carbets et de passerelles. Désormais, il s’est enrichi de panneaux explicatifs. Le projet, d’un goût global de 55 180 euros, a été financé par la cellule Leader Gal sud. Plusieurs partenaires ont été associés : la mairie de Maripa-Soula, son office de tourisme, le Parc amazonien de Guyane, l’ONF et les élèves de CAP du collège Gran Man Difou.

« 80% des sentiers de Guyane sont à thématique environnementale, note Morgane Hernandez, directrice de l’office de tourisme. Ici, nous avons opté pour une thématique culturelle. » Le visiteur est ainsi invité à découvrir les communautés boni et wayana, depuis la naissance des groupes à leur rencontre en passant par leur installation sur le Maroni.

« Au plus près de la réalité historique»

Sept panneaux scénarisés, illustrés par Olivier Copin et rédigés par Tristan Bellardie, ont été posés. Et rien n’a été laissé au hasard. « Nous avons croisé les données archéologiques, la mémoire orale et les archives écrites, détaille Tristan Bellardie. De même, les dessins ont aussi été faits pour se rapprocher au maximum de la réalité historique. »

Au bout de 2,2km, soit 45 minutes de marche pour un randonneur lambda, les cascades se découvrent. « Ce projet est la concrétisation d’un travail collectif, souligne Arnaud Anselin, à la tête du Parc amazonien. Il y a différents partenaires, différentes responsabilités, mais tout s’est fait de manière collégiale. C’est quelque chose d’exemplaire. Ce sentier à dimension historique et culturelle contribue à faire de ce site quelque chose d’original en Guyane qui va attirer du monde : les touristes mais aussi les habitants de Maripa-Soula qui vont bénéficier des aménagements. »

Mais avant eux, le site a déjà conquis un autre public, à en croire Mirta Tani. Ses élèves ont pris part au projet. Ils ont, notamment, posé tous les points GPS, choisi les emplacements des panneaux… « Ils ont travaillé sur ce projet depuis un an et se sont beaucoup impliqués. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ont découvert ce sentier à cette occasion. »

Lama Topo, premier adjoint de la commune en est persuadé : « Cet aménagement, c’est un bon produit. Avec l’office de tourisme et le Parc amazonien, nous devons flécher d’autre projets comme celui-là pour continuer à rendre la commune attractive. »