Parc amazonien de Guyane
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On 30/10/2013
Vie des territoires
Une délégation amérindienne Teko de Camopi s’est rendue à Strasbourg durant une semaine en septembre 2013 afin de participer à un festival culturel et scientifique organisé par l’association des étudiants et amis de l’institut d’ethnologie de l’Université de Strasbourg. Retour d’expérience.
Danse Teko © Ch. Michel
Danse Teko © Ch. Michel

Expositions, films sur la communauté Teko, table ronde, conférences et des danses traditionnelles étaient au programme du festival « Guerriers de la Paix, les Teko de Guyane ». Cette manifestation dédiée à la mise en valeur de la culture Teko a également permis de rendre hommage au travail mené par l’ethnologue Eric Navet durant 40 ans auprès des Teko.

Une valorisation de la culture Teko

La délégation amérindienne de Guyane était constituée d’une vingtaine de personnes comprenant le maire de Camopi, une artiste Teko, le président de l’association Kumaka, également directeur artistique de la troupe de danse Teko Makan, et les danseuses et danseurs de la troupe. Deux agents du Parc amazonien de Guyane (PAG) étaient aussi du voyage.
Pour Jammes Panapuy,  chef de la délégation territoriale de l’Oyapock du PAG : « Il ne s’agissait en aucun cas d’une représentation folklorique de la culture Teko. Ce qui a motivé l’ensemble des partenaires du projet, c’est que ce voyage mettait en valeur la communauté Teko par une découverte de ses patrimoines et présentait les enjeux et menaces auxquels elle est confrontée. La rencontre avec les chercheurs, les étudiants et les acteurs du monde culturel a été appréciée par la délégation Teko ». Les échanges avec les artisans et élus du petit village alsacien de Muttersholtz furent aussi un moment fort de ce voyage.  « C’était une opportunité, notamment pour des jeunes de Camopi, de s’ouvrir à un autre univers, de s’en enrichir, mais aussi de se sentir conforté dans la reconnaissance de leur propre culture et des valeurs qu’elle porte. » complète Jammes Panapuy.

Unis autour de Kumaka

La concrétisation de ce déplacement, coordonné par le PAG, a été rendu possible grâce à différents partenariats, réunissant : la mairie de Camopi, Air Caraïbes, la DAC Guyane et le Ministère de l’Outre-Mer. D’autre part, les parures et instruments des danseurs étant pour partie confectionnés avec des espèces protégées, le PAG a facilité les demandes de dérogations auprès du ministère chargé de l’écologie afin que l’association Kumaka puisse les transporter en toute légalité.

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