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Estimer la qualité des cours d’eau

Recherche d'invertébrés aquatiques © PAG
Recherche d'invertébrés aquatiques © PAG
Mesures physico-chimiques dans un cours d'eau © PAG
Mesures physico-chimiques dans un cours d'eau © PAG
Collecte de poissons © PAG
Collecte de poissons © PAG
Dissection d'un poisson © PAG
Dissection d'un poisson © PAG
Laboratoire établi à la Maison du parc à Saül © PAG
Laboratoire établi à la Maison du parc à Saül © PAG
Prélèvement génétique © PAG
Prélèvement génétique © PAG
Echantillons génétiques © PAG
Echantillons génétiques © PAG
Recherche d'invertébrés aquatiques © PAG
Recherche d'invertébrés aquatiques © PAG
Echantillonnage de poissons © PAG
Echantillonnage de poissons © PAG
Collecte de poissons © PAG
Collecte de poissons © PAG
Collecte de poissons © PAG
Collecte de poissons © PAG

Si en Europe les caractéristiques biologiques et écologiques des cours d’eau sont connues depuis près de 70 ans, en Guyane, les premières études remontent seulement aux années 1980. Depuis 2011, une vaste étude sur les petites criques de tête de bassin versant de Guyane est mise en œuvre, afin de proposer aux gestionnaires de l’aménagement du territoire une méthode visant à définir un indice de la qualité de ces milieux. Il s’agit du programme Petites Masses d’Eau (PME).

Evaluer la qualité de l’eau : une exigence européenne

L’objectif à terme est d’évaluer l’impact des activités humaines. La mise en relation de la qualité du milieu et des communautés de poissons qui y vivent contribue à mieux connaître les écosystèmes aquatiques. Les connaissances acquises dans ce programme peuvent, à titre d’exemple, apporter des arguments techniques et scientifiques pour mieux orienter les priorités à donner à la lutte contre l’orpaillage illégal.
Cette surveillance des milieux aquatiques est exigée par la Directive cadre européenne sur l’eau. Cependant, l’indice en Europe, est basé sur l’étude du groupe des éphémères (insectes volants dont la larve est aquatique). Aucun de ces indices n’est adapté au contexte guyanais. Il s’agit donc pour le Parc amazonien de Guyane et ses partenaires, de concourir à la construction de ces indices, préalable indispensable à toute démarche de suivi et gestion.

Les Petites Masses d’Eau

Ces têtes de bassins ou petites masses d’eau sont peu profondes (<1m) et étroites (largeur inférieure à 10m). Elles représentent plus de 70% du linéaire total du réseau hydrographique guyanais et sont particulièrement affectées par les activités humaines (orpaillage, exploitation forestière de la frange littorale…). Aussi, au cours du programme PME, les peuplements de poissons et d’invertébrés aquatiques dans les petits cours d’eau de Guyane sont analysés à plusieurs échelles spatiales et temporelles.

Ecologie, biologie et biochimie

Les espèces collectées font l’objet d’une détermination et de mesures biométriques (poids, taille). Les scientifiques procèdent à des prélèvements de tissus et d’organes. Outre la recherche des métaux lourds (mercure, plomb, arsenic, etc.), l’ADN des animaux est extrait de ces échantillons afin de dresser a posteriori la phylogénie des espèces et constituer une banque de données génétiques de l’ichtyofaune.

Partenaires du programme PME

Le programme PME est mis en œuvre pour une durée de 4 ans et est copiloté par la DEAL Guyane et le Parc amazonien de Guyane. Il est mis en œuvre par le laboratoire Hydreco et de nombreux partenaires techniques et scientifiques :

  • CNRS (Centre national pour la recherche scientifique)
  • INRA (Institut national de la recherche agronomique)
  • IRD (Institut de recherche pour le développement)
  • IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture)
  • IRSA (Instituto di ricerca sulle acque)
  • ONF (Office national des forêts)

Ci-dessous, téléchargez l’article paru
dans la revue Une Saison en Guyane N°9

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