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Le maraké Wayana-Apalaï

© H. Griffith-PAG
© H. Griffith-PAG
Postulants au maraké © H. Griffith-PAG
Postulants au maraké © H. Griffith-PAG
Musiciens lors de la cérémonie © H. Griffith-PAG
Musiciens lors de la cérémonie © H. Griffith-PAG
Préparation de la tenue de cérémonie © H. Griffith-PAG
Préparation de la tenue de cérémonie © H. Griffith-PAG
Tournage du film pour le dossier de candidature à l'UNESCO © PAG
Tournage du film pour le dossier de candidature à l'UNESCO © PAG

Le maraké est un rituel de passage, de régénération et d’alliance, qui fortifie l’individu, consacre son appartenance au groupe et consolide la communauté. Il est considéré par les Wayana et les Apalai comme l’un de leurs rituels les plus importants. Il s’agit pour ceux qui y postulent de sortir de l’enfance , « de quitter l’aspect du bébé » au cours de nuits de musiques, de danses et d’absorption de grandes quantités de cachiri (une boisson fermentée à base de manioc), rythmées par les chants du kalawu, pour accéder à l’âge adulte après avoir passé sans ciller l’épreuve d’application de fourmis et de guêpes « sur l’ensemble du corps, sauf la tête ». Le maraké permet à l’individu de renouveler son énergie vitale, d’être en bonne santé, de s’intégrer à la communauté, dans un statut nouveau, ou de raffermir ses liens avec elle.

Des mesures de sauvegarde pour pérenniser la pratique

Les amérindiens wayana et apalaï émettent depuis plusieurs années le souhait de continuer à pratiquer et à transmettre le maraké tout étant confronté à des difficultés liées aux divers changements de ces sociétés depuis quelques dizaines d’années. Ce rite initiatique étant un élément fondamental de leurs cultures, les acteurs culturels publics en Guyane se mobilisent pour apporter leur soutien, au travers de diverses actions inscrites dans le champ de compétences qui est le leur, et pour trouver des solutions collectives aux freins rencontrés par les communautés et ainsi assurer la pérennité de ce rituel. Avec la Direction des affaires culturelles de Guyane et la Région Guyane, le Parc national s’est engagé aux côtés des communautés wayana et apalaï du Haut-Maroni dans un ambitieux projet de préservation de ce rituel et à plus long terme de reconnaissance de ce patrimoine culturel partagé par ces deux communautés à l’échelle internationale.

Une candidature à l’Unesco : pour une reconnaissance internationale

Aussi, l’Etat a fait le choix de soutenir sa candidature à la liste de sauvegarde urgente du patrimoine immatériel de l’UNESCO dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) Depuis mai 2010, des travaux ont été entrepris en étroite collaboration avec les membres des communautés des villages du haut-Maroni et plusieurs scientifiques, dans le but de faire un diagnostic de la situation et de rassembler les éléments constitutifs du dossier à présenter. Afin d’assurer une gouvernance partagée, une instance locale, la commission wayana-apalai, a été mise en place. Elle permet à ses représentants de suivre l’ensemble des phases du projet, depuis les réunions à Cayenne jusqu’à l’animation des actions sur le territoire. Fin 2011 et au regard de l’intérêt du dossier, l’UNESCO a recommandé une candidature tri-nationale.

Ce programme est mené en partenariat avec :