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Orpaillage illégal : retour sur les dernières actions !

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Le Parc amazonien de Guyane soutient les forces de l’ordre dans leur mission de lutte contre l’orpaillage illégal en participant à la surveillance active des territoires, à l’évaluation des impacts sur les milieux naturels et à l’alerte des autorités. Membre de l’Observatoire de l’activité minière, le parc national se mobilise aux côtés du Préfet et des élus locaux pour alerter les autorités au niveau local et national. Il contribue ainsi à une meilleure prise en compte des bassins de vie dans les efforts de lutte mis en œuvre par l’État.

En novembre 2016, le Parc amazonien organise une mission héliportée de surveillance de l’orpaillage illégal qui permet de localiser 12 barges sur les criques Waki/Tampok et de constater une très forte présence des garimpeiros sur la zone. Deux semaines plus tard, une vaste opération de lutte conjointe était engagée, associant ainsi la Gendarmerie, les Forces armées en Guyane et le Parc amazonien avec 45 personnels et 6 pirogues. Cette opération d’envergure d’une semaine aura permis de détruire au final 13 barges, 20 carbets, 5500 litres de carburants et des moteurs, corps de pompe ainsi que beaucoup d’électroménager. Les agents du parc ont facilité l’accès à la zone en pilotant certaines pirogues et aidé à la fouille active du site.

En janvier 2017, les agents de la brigade nature ont participé à trois missions avec les Forces armées en Guyane.

Sur la commune de Maripa-Soula, une mission sur le Grand Inini a conduit à la destruction d’un chantier sur un site pourtant déjà traité quelques jours auparavant. Une mission longue sur le secteur de Tadeu a confirmé une forte présence des orpailleurs bien installés (plantation, élevage) sur la zone mais également les difficultés des forces de lutte pour les surprendre. Alertés par des guetteurs, ils avaient eu le temps de cacher l’ensemble de leurs moyens de production.

Sur Camopi, une mission sur la Crique Tampak a conduit à la destruction d’un chantier et à la découverte de 4 autres chantiers fraichement démontés qui n’avaient jamais été localisés jusqu’à présent. « Ces chantiers, sous couvert forestier, installés très en amont des petites criques, détruisent intégralement les lits des cours d’eau qui sont littéralement curés » nous informe Denis Lenganey, Responsable de la surveillance du territoire et police de l’environnement. « En effet, l’ensemble de l’écosystème de la crique est alors détruit sans que l’on sache actuellement le temps nécessaire aux espèces pour reconquérir le site.« 

Sur Saül, une reconnaissance sur le secteur nord-ouest de la commune a confirmé l’absence d’orpaillage illégal dans la zone mais des traces de passages récents font supposer qu’une reprise de l’activité est sans doute en cours sur des secteurs plus éloignés. Ceci reste à confirmer lors de prochaines missions.

 


Vote de la loi égalité outremer

Le vote définif de la loi du 14 février a permis de renforcer les dispositifs de lutte contre l’orpaillage illégal. Désormais les Agents de Police Judiciaire de la gendarmerie sont, au même titre que les OPJ et sous leur contrôle, habilités pour saisir et détruire les matériels utilisés par les orpailleurs. Les Inspecteurs de l’environnement intervenant sur le territoire du Parc amazonien seront habilités pour le code minier et pourront après révision du protocole avec le Parquet intervenir sur l’ensemble du territoire du Parc et plus seulement au titre de la réglementation du cœur de parc.

 

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