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Barbara Pompili salue le travail du Parc amazonien

La secrétaire d’État a achevé sa visite en Guyane jeudi 13 octobre. Le matin, elle a échangé avec les agents du Parc amazonien qui lui ont présenté leurs missions en faveur de la biodiversité et des patrimoines culturels, de la surveillance du territoire, du développement durable et de l’éducation à l’environnement.

Barbara Pompili a salué le travail des agents du Parc amazonien de Guyane au service des territoires et des populations : « Vous faites tous partie d’un collectif dont on peut être fiers, a indiqué la secrétaire d’État, qui s’était rendue lundi à Maripa-Soula et Taluen avec les équipes du Parc. Votre travail prouve qu’une aire protégée peut être un support de développement pour les populations. C’est exactement le contraire de la crainte de la « mise sous cloche », dont on m’a beaucoup parlé ici. »
Pour rompre avec cette « caricature », Barbara Pompili a rappelé le rôle essentiel de l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) et a soutenu le travail mené par le Parc amazonien en coopération avec de nombreux partenaires, notamment le GRAINE Guyane, tête de réseau des associations. « C’est un enjeu très important. Une grande partie de la population tourne le dos à la forêt, tourne le dos à la mer. Il y a un réel besoin qu’elle se réapproprie son patrimoine naturel. »

Faire rimer protection de la biodiversité avec développement reste le fer de lance de la secrétaire d’État. « Je suis convaincue du potentiel de développement de l’emploi autour des questions liées à l’environnement, à la gestion des déchets, au tourisme, aux énergie renouvelables, à la gestion des espaces protégés… Il existe de réelles perspectives dans ces domaines-là. »

pompili4-cberthier  Les agents du Parc amazonien ont également pu échanger avec Barbara Pompili sur la question de l’orpaillage illégal, qui impacte très fortement les territoires et les populations. Avec 128 sites comptabilisés en juillet 2016 – le deuxième plus fort niveau depuis le début des campagnes de survols en mars 2008 – l’activité minière illégale s’accentue dans le sud de la Guyane. Barbara Pompili a pu en avoir un aperçu lors de sa visite sur le Haut-Maroni : « On a vu les bancs de sable causés par les barges qui travaillent sur le fleuve. On a vu les « supermarchés de l’orpaillage » en face de Maripa-Soula. Au-delà de la lutte contre l’orpaillage clandestin sur le terrain, il est nécessaire d’accentuer la coopération avec les pays voisins. On ne peut pas y échapper. »

S’il existe néanmoins un domaine dans lequel la coopération régionale est bien engagée, c’est celui du dialogue entre aires protégées. Comme l’a rappelé Claude Suzanon, président du Parc amazonien de Guyane, « entre l’Amazone et l’Orénoque, près de 60% de la surface forestière est protégée. C’est une région exceptionnelle en termes de biodiversité et de « services rendus par la nature ». Les gestionnaires d’aires protégées de cette région ont initié une coopération essentielle pour apprendre les uns des autres. »

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