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La biodiversité, un des leviers du développement en Guyane

L'écotourisme et la formation dans ce domaine, un axe fort du rapport
L'écotourisme et la formation dans ce domaine, un axe fort du rapport
La forêt, symbole de la richesse en biodiversité
La forêt, symbole de la richesse en biodiversité

Suite à la venue de l’ancienne Secrétaire d’Etat pour la Biodiversité, Barbara Pompili, en octobre 2016, deux inspectrices générales du CGEDD, Conseil général de l’environnement et du développement durable (Ministère de tutelle) ont été désignées en février 2017 pour une mission ayant comme objectif de proposer un plan d’actions opérationnel et argumenté qui permettrait de faire de la biodiversité guyanaise un levier de développement économique et social futur. 

Geneviève BESSE et Mauricette STEINFELDER, les deux inspectrices générales se sont rendues en Guyane du 9 au 17 mars 2017 dans un contexte social très tendu. Quelques jours après, la région Guyane était en proie à l’un des plus grands mouvement social de son histoire.

La mission, elle, s’est attachée à répondre à la commande ministérielle en associant de près les acteurs locaux : les services de l’État et ses établissements publics, tels le Parc amazonien de Guyane (PAG), l’Office national des forêts (ONF), l’Agence française de développement (AFD), des élus, des représentants du monde économique et social, des chefs d’entreprises, des représentants de l’université de Guyane et d’organismes de recherche, et des associations.

Les deux inspectrices ont établi leur rapport sur la base de rencontres, de nombreuses lectures sur le contexte guyanais, de rapports d’experts et de sa compréhension des enjeux par ses contacts sur place. L’idée d’un plan d’actions opérationnel pour faire de la biodiversité guyanaise un des leviers du développement a reçu un bon accueil des personnes que la mission a rencontrées…
…Le plan d’actions ne vise pas l’exhaustivité mais propose des actions réalistes dans les domaines de la recherche scientifique et des biotechnologies, de la forêt et du bois, de l’écotourisme, de la pêche et de l’agriculture durable.

Le rapport définitif de BESSE et STEINFELDER a été rendu en mai dernier et il présente des pistes intéressantes, notamment envers les jeunes, les femmes, les habitants des écarts dans les communes isolées avec des suggestions par secteur. La filière bois et forêt, l’écotourisme, la pêche ( la pêche côtière. Elle nourrit le marché local… L’état des stocks est mal connu du fait de la nature artisanale de la pêche. L’Acoupa rouge représente à lui seul 30 ou 40 % des captures, il est aussi pêché pour ses vessies natatoires, 100 fois plus chères que la chair de ce poisson. Ces vessies partent vers les marchés asiatiques via le Brésil), l’agriculture durable, etc.

En terme d’actions à mettre en oeuvre, voici ce que propose le rapport pour la pêche par exemple :

• acquérir une meilleure connaissance des stocks ;
• lutter contre la pêche illégale en se dotant des moyens matériels et humains pour assurer le contrôle des navires ;
• structurer et organiser la filière de pêche ;
• développer un partenariat régional avec le Brésil et le Surinam autour de la pêche pour mettre en place des modalités d’exploitation durable de la ressource ;
• mieux valoriser les prix de vente pour assurer une rémunération correcte des pêcheurs ;
• développer des formations aux métiers de la mer en mobilisant l’interprofession et en associant secteur public et secteur privé, armateurs, industriels, transformateurs pour promouvoir une filière dans des conditions sociales et environnementales dignes de la France et de l’Europe ;
• développer les infrastructures et les services pour la pêche professionnelle ;
• promouvoir une filière de transformation moderne, innovante tournée vers l’export ;
• valoriser les farines, les huiles ou prendre des molécules sur peaux de poissons mais cela nécessite des approvisionnements réguliers et en quantité suffisante ;
• favoriser l’émergence de projets d’aquaculture continentale et en eau douce par des partenariats techniques et financiers ;
• favoriser l’émergence de projets expérimentaux, à l’instar de celui de création d’une ferme expérimentale de production d’huîtres de palétuviers « Crassostrea Gasar », à Montsinéry-Tonegrande ;
• utiliser des équipements qui ne portent pas atteinte aux mammifères marins et aux tortues, comme les filets sélectifs dont sont désormais équipés les crevettiers ;
• sensibiliser le grand public par la création d’un aquarium pour faire découvrir les richesses des eaux guyanaises et susciter des vocations pour la mer et ses métiers ;

Téléchargez le rapport la Biodiversité un levier du développement économique en cliquant ici.

 

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