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Le PAG mutualise ses données naturalistes

Les observations naturalistes du PAG sont mutualisées au niveau national et régional © G. Feuillet / PAG
Les observations naturalistes du PAG sont mutualisées au niveau national et régional © G. Feuillet / PAG

Les données naturalistes produites par les scientifiques et les agents du Parc amazonien de Guyane sont publiques et nécessitent une gestion particulière afin de les rendre exploitables et mutualisables en cas de besoin. Depuis plusieurs années, le PAG a entamé un travail de structuration de ses bases de données et aujourd’hui, nombres d’entre elles sont transmises au niveau national et régional.

Faune-Guyane : une convention avec le GEPOG

L’association de protection de la nature GEPOG (Groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane) et le Parc amazonien de Guyane ont dernièrement signé une convention de partenariat pour encadrer la mutualisation et l’échange de leurs données naturalistes respectives via le site collaboratif www.faune-guyane.fr : « c’est un outil participatif animé par le GEPOG que tout citoyen peut alimenter. Le PAG pourra ainsi récupérer des données produites sur son territoire par la communauté naturaliste, mais aussi faire remonter celles collectées par nos agents ou par les partenaires de l’établissement dans le cadre des programmes scientifiques qui sont menés dans le parc national», informe Maïlys Le Noc, technicienne recherche et développement au PAG. Cette mutualisation vise à améliorer et rendre plus accessible la connaissance du patrimoine naturel et en particulier de la faune présente dans le Sud de la Guyane.

Près de 30 000 observations transmises aux plateformes nationales et régionales

Les données naturalistes du PAG font aussi l’objet d’une transmission à l’INPN (inventaire national du patrimoine naturel), un portail national géré par le Museum national d’histoire naturelle, qui contribue à alimenter le SINP régional (Système d’information des sites et des paysages). « Avec la structuration de ses bases de données et grâce aux partenariats développés avec la communauté scientifique, le PAG peut chaque année enrichir cette base nationale d’observations de la faune et de la flore, explique Maïlys Le Noc. Le SINP s’inscrit dans une démarche collaborative visant à créer une plate-forme d’échange et de diffusion des données écologiques au niveau régional, entre la DEAL et les acteurs de la biodiversité. Cette charte encadre le processus de transfert de données des institutions vers le SINP guyanais et offre des garanties aux propriétaires de données quant à l’utilisation qui pourrait en être faite».
A ce jour, le PAG déjà transmis près de 30 000 observations de faune et de flore provenant notamment des inventaires pluridisciplinaires du mont Itoupé de 2010 et de la modernisation des ZNIEFF « Atachi Bakka » et « Abattis Cotica » en 2012.

Programme chasse : des données d’importance régionale

Les données issues du programme participatif sur les ressources cynégétiques (liées aux pratiques de chasse), plus simplement appelé « programme chasse » ont également intégré les bases de données nationales, avec une portée particulière : « La base de données constituée grâce aux chasseurs volontaires et nos partenaires (ONCFS et OHM Oyapock du CNRS) dans le cadre du programme chasse est sans doute la plus importante jamais réalisée à l’échelle du bassin amazonien en ce qui concerne les aspects cynégétiques», précise Bertrand Goguillon, le chef du service patrimoines naturels et culturels du PAG. En effet, ce ne sont pas moins de 24 745 lignes de données d’observations qui ont pu être transmises, après réalisation d’un audit portant sur la qualité de ces données.

A noter que le site de l’Inventaire national du patrimoine Naturel a ainsi tout récemment mis à jour sa page d’actualités relative au Parc amazonien de Guyane.

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