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Le Pag, « une très belle réussite »

Vie de l’établissement
Claude Suzannon, Président du PAG présente les enjeux et les objectifs du Parc national au Secrétaire d'Etat à la biodiversité © CBerthier
Claude Suzannon, Président du PAG présente les enjeux et les objectifs du Parc national au Secrétaire d'Etat à la biodiversité © CBerthier
Gilles Kleitz, le directeur du Parc national a toute l'attention de Sébastien Lecornu. © PAG
Gilles Kleitz, le directeur du Parc national a toute l'attention de Sébastien Lecornu. © PAG
Sebastien Lecornu, Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, s'adresse aux agents du PAG et de la DEAL
Sebastien Lecornu, Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, s'adresse aux agents du PAG et de la DEAL
Les agents du PAG et de la DEAL sont à l'écoute.
Les agents du PAG et de la DEAL sont à l'écoute.
Le Secrétaire d'Etat termine sa visite au PAG par une immersion dans les territoires du Sud de la Guyane.
Le Secrétaire d'Etat termine sa visite au PAG par une immersion dans les territoires du Sud de la Guyane.

Extrait du quotidien France-Guyane du 31 octobre 2017

Propos recueillis par Angélique GROS

Après avoir passé deux jours sur le terrain pour découvrir les actions du Parc amazonien de Guyane (Pag), Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a rencontré vendredi les agents du parc. Il dresse un bilan positif des actions conduites par le Pag et de la politique environnementale en Guyane.

FG_311017_LECORNU« Quand on met sous cloche, on fige, mais il vent à faire une vraie transition », a déclaré Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, lors de sa visite au siège du Parc amazonien de Guyane (Pag), vendredi, à Rémire-Montjoly. Durant son séjour en Guyane, il s’est rendu sur le terrain pour découvrir les projets mis en oeuvre par le Pag mais aussi les difficultés qu’occasionne la gestion d’un territoire aux caractéristiques multiples et difficiles à concilier.

Alors que le Pag fête ses dix ans cette année, la visite du secrétaire d’État et les annonces d’Emmanuel Macron, notamment au sujet de l’orpaillage illégal, véritable plaie pour le Pag, viennent asseoir le rôle stratégique du Pag dans la protection de l’environnement. Pour rappel, plus de 600 personnes travaillent dans le secteur de l’environnement en Guyane. Le Pag représente à lui seul 90 emplois dont 60 sur le terrain. Depuis sa création, 20 millions d’euros ont été investis et 350 projets mis en oeuvre en collaboration avec le monde associatif et éducatif. À l’occasion de sa visite, Sébastien Lecornu nous a accordé un entretien.

Vous vous êtes rendu sur le terrain pour mieux cerner les actions du Pag, quel bilan en tirez-vous ?

Sur la dizaine de parcs nationaux que compte la France, on a ici une très belle réussite car elle emprunte à deux registres. Le premier, c’est la protection : comment faire en sorte de protéger des espèces qui peuvent être menacées, notamment par l’orpaillage illégal. Et en même temps, ce parc a réussi à développer des actions qui permettent d’inclure les populations. On sait bien qu’il y a une dimension culturelle dans la protection de l’environnement. Le Pag a réussi à mettre en place des actions de médiation qui parlent aux Guyanais de toujours comme aux touristes.

Peut-on envisager d’autres modes de gestion de ces territoires ?

Je considère que les parcs sont de bons modèles dans la manière d’associer les populations. Déjà au niveau de la gouvernance, il y a un directeur et un président de conseil d’administration qui n’est pas un fonctionnaire. Les membres du conseil d’administration ne sont pas des fonctionnaires, ce sont des représentants des forces vives de Guyane. On est dans un modèle nouveau, vieux de seulement dix ans. Donc globalement, ce sont des outils très à l’écoute de la population. Est-ce qu’ici ou là on doit pouvoir améliorer les choses ? La réponse est oui. On peut toujours améliorer les choses. Est-ce qu’on doit porter encore plus d’attention et d’écoute aux peuples autochtones ? La réponse est oui mais je crois que les services de l’État le font déjà beaucoup.

Peut-on dire que la Guyane est un exemple en matière de protection de l’environnement ?

En matière énergétique, c’est clairement un exemple. Ici, il y a une histoire avec la production d’électricité « propre » : hydroélectricité par exemple. Demain on doit pouvoir faire mieux en termes de photovoltaïque, on doit développer la filière biomasse, etc. Il y a un modèle de développement ici qui est intéressant et qui en plus sera gage d’emplois pour les jeunes de demain.

En quoi la transition énergétique est différente en Guyane par rapport aux autres régions ?

Peut-être qu’il y a le sentiment d’être en retard sur un certain nombre de points mais il y a aussi des sujets sur lesquels elle est en avance : le respect de la biodiversité, la transition énergétique. La trajectoire concernant l’énergie renouvelable en Guyane est bonne, ambitieuse et sérieuse.

Quelle réponse apportez-vous face à l’inquiétude que suscite le projet de la Montagne d’or ?

J’ai reçu le collectif Or de question. La commission nationale du débat public a été saisie et un débat public va commencer. Il sera absolument fondamental car il permettra d’organiser la remontée de tous les sentiments qui peuvent être ceux des élus locaux, des associations, des riverains, des Amérindiens, etc. Un rendu est prévu courant 2018.

Une exposition en plein air, Regards de photographes, est à découvrir au siège du Pag, 1, rue Lederson à Remire-Montjoly.

 

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