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Le travail des Aires protégées d’Amérique du Sud en faveur du Climat reconnu au Congrès mondial de la nature

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Saut Yanioué (rivière Camopi) ©G.Feuillet
Saut Yanioué (rivière Camopi) ©G.Feuillet
Congrès mondial de la nature à Hawaï ©IUCN
Congrès mondial de la nature à Hawaï ©IUCN
Assemblée du Congrès mondial ©IUCN
Assemblée du Congrès mondial ©IUCN
IUCN's Director, World Conservation Congress Enrique Lahmann, IUCN President Zhang and IUCN DG Inger Andersen ©IUCN
IUCN's Director, World Conservation Congress Enrique Lahmann, IUCN President Zhang and IUCN DG Inger Andersen ©IUCN

L’initiative sud-américaine, à laquelle participe la France grâce au Parc amazonien de Guyane, constitue une première et un modèle pour d’autres régions dans le monde.

 

logo-frLe Congrès mondial de la nature, réuni à Hawaï du 1er au 10 septembre, a adopté une motion affirmant le rôle des aires protégées comme outils naturels pour lutter contre les effets du changement climatique. Une déclaration qui conforte le travail initié par le réseau d’aires protégées sud-américain REDPARQUES, auquel participe le Parc amazonien de Guyane – Parc national français.

 

Les aires protégées constituent une solution naturelle au changement climatique.

Cette déclaration sud-américaine, signée par les 18 pays membres du réseau REDPARQUES en aout 2015 à Lima et présentée l’année dernière à la Conférence sur le climat de Paris, a été réaffirmée par le Congrès mondial de la nature qui vient de s’achever à Hawaï.

L’initiative lancée par les gestionnaires d’aires protégées d’Amérique Centrale et du Sud, dont le parc national français « Parc amazonien de Guyane », positionne les aires protégées dans les négociations sur le changement climatique.

A cette échelle, c’est une première au niveau mondial. Elle constitue un modèle pour promouvoir les solutions naturelles dans la lutte contre le changement climatique. La gestion en réseau et la conservation de ces espaces naturels emblématiques sont des éléments d’adaptation face au changement climatique et de renforcement de la résilience des territoires. Ces vastes espaces naturels sains et bien gérés sont une assurance vie pour l’avenir. Ils sécurisent notamment l’ensemble des services rendus par les écosystèmes aux villes, aux activités rurales et aux communautés autochtones. Ils sont facteurs de qualité et d’attractivité des territoires et apportent des plus-values importantes par le tourisme, la santé, la gestion durable des ressources. Ces espaces et ces écosystèmes protégés constituent ainsi un socle de stabilité dans un monde changeant.

Au Congrès mondial de la nature, de nombreux pays se sont montrés intéressés par cette démarche, notamment le Canada, l’Australie, les États-Unis, la Serbie, la Grèce et le Lesotho. Ce travail pourrait donc être reproduit dans d’autres régions du monde.

Julia MIRANDA, directeur des parcs nationaux de Colombie et coordinateur du REDPARQUES pour les Andes-Amazonie, Nigel DUDLEY, expert des aires protégées et du changement climatique, et Marc HOCKINGS, membre de la commission mondiale des aires protégées, ont échangé sur les enseignements qui peuvent être tirés de l’initiative sudaméricaine. Selon Nigel DUDLEY, « la déclaration de REDPARQUES représente un formidable défi de positionner les aires protégées comme solutions naturelles aux changements globaux. Il est désormais essentiel de maintenir l’élan et de mondialiser ces initiatives en travaillant en étroite collaboration avec les autres régions du monde. »

Pour Gilles KLEITZ, directeur du Parc amazonien de Guyane, « À l’instar de l’initiative sudaméricaine des espaces protégés en faveur du climat, à laquelle nous participons, la France doit renforcer encore son action dans ce domaine. Nous devons intégrer explicitement nos espaces naturels et protégés dans la stratégie française d’adaptation aux changements climatiques. Chaque territoire, avec son maillage d’aires protégées, comme les parcs nationaux, les réserves, les Parcs naturels régionaux et les espaces du Conservatoire du littoral, bénéficie de l’effet stabilisant, régulateur et productif de ces grands espaces naturels. Dans un monde changeant, ce maillage naturel est un facteur de résilience, de qualité, de santé et de valorisation économique durable dans nos régions. La conservation de ces espaces naturels est un des éléments les moins coûteux et les plus efficaces parmi les efforts d’adaptation que nous allons devoir faire, face aux changements climatiques. »

 
Le réseau REDPARQUES réunit les 2000 aires protégées d’Amérique du Sud et de la Caraïbe. Elles représentent 220 millions d’hectares, soit 11% du continent. Le réseau REDPARQUES a été créé en 1983 afin de progresser dans la gestion des aires protégées en Amérique du Sud et de répondre à la volonté des pays de partager leurs expériences et connaissances des patrimoines naturels et culturels du continent. La France, à travers le Parc amazonien de Guyane, participe activement depuis 2015 aux travaux et à la mobilisation engagés par le réseau REDPARQUES.

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