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L’exposition « D’une rive à l’autre » sur les rives des fleuves

Inauguration de l'exposition avec un nombreux public ©JMMontoute
Inauguration de l'exposition avec un nombreux public ©JMMontoute
Jeunes et moins jeunes sous le tukusipan de Taluen ©JMMontoute
Jeunes et moins jeunes sous le tukusipan de Taluen ©JMMontoute
Présentation du livre
Présentation du livre "D'une rive à l'autre" ©JMMontoute
Le diptyque, l'autre Moi ©JMMontoute
Le diptyque, l'autre Moi ©JMMontoute
Jonika Aliwawpoe de Taluen, médiatrice culturelle de l’association la Tête dans les Images ©JMMontoute
Jonika Aliwawpoe de Taluen, médiatrice culturelle de l’association la Tête dans les Images ©JMMontoute
Du Maroni à l'Oyapock, d'une rive à l'autre ©JMMontoute
Du Maroni à l'Oyapock, d'une rive à l'autre ©JMMontoute

Inauguration de l’exposition « D’une rive à l’autre »

Le 18 novembre dernier avait lieu le vernissage de l’exposition « D’une rive à l’autre » à Taluen sur le Haut-Maroni en présence du photographe Miquel Dewever-Plana, auteur de l’exposition et du livre éponyme.

Un projet suivi et soutenu par l’association la Tête dans les Images depuis déjà 4 ans, cette exposition sur le Haut-Maroni rentrait dans le cadre des Rencontres Photographiques 2017, qui s’est tenu en Guyane du 02 au 26 novembre.

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L’exposition itinérante « D’une rive à l’autre » après Taluen a pris le chemin du fleuve pour être présenté à Pidima, Antecumpata, Kayodé puis Elahé et pour finir à Maripa Soula bourg du 11 au 22 décembre.

Dès le mois de janvier 2018, l’exposition ira sur l’autre rive, celle de l’Oyapock pour être présentée à Camopi.

Un livre qui interroge

Le travail de Miquel Dewever-Plana a donné lieu à l’édition d’un livre éponyme, un ouvrage édité par Blume et Artem &Cetera.

« Qu’est-ce qui fait que je suis moi ? Les traits de mon visage, les habits que je porte ? Ma posture, la langue de mes parents ? Mon regard, celui des autres ? À 7 000 kilomètres de la métropole, sur des terres délaissées de Guyane, se joue dans un silence assourdissant un drame indigne d’un pays moderne. Dans les villages forestiers enclavés au creux des fleuves Maroni et Oyapock, des amérindiens, principalement des adolescents, se donnent la mort. Ils sont si nombreux que l’on peut parler sans exagération d’« épidémie de suicides ».

Entre 2013 et 2015, le photographe Miquel Dewever-Plana a voulu comprendre ce phénomène et a partagé pendant plusieurs mois le quotidien des Wayana du village de Taluen et des Wayãpi et Teko de Camopi. Il a recueilli les portraits et les récits de vie des habitants de ces communautés forestières, entre respect des coutumes, trauma de la colonisation et fascination pour l’Occident.

Une chronique intime et contemporaine, qui met en lumière l’éternel combat des hommes pour exister et se réinventer, malgré les injonctions stéréotypées d’un monde en voie de globalisation accélérée. »

Une version gratuite de cet ouvrage sera par ailleurs distribuée en 1000 exemplaires auprès des familles établies le long des fleuves Maroni et Oyapock, ainsi qu’auprès des écoles et bibliothèques de la Guyane. Cette exposition est en outre accompagnée d’actions de médiation et d’un livret pédagogique.

Un projet que le Parc amazonien de Guyane a décidé d’accompagner.

Qui est Miquel Dewever-Plana ?

D’origine catalane, Miquel Dewever-Plana a choisi de travailler en Amérique Latine après des études de photojournalisme à Paris. De 1995 à 2000, il parcourt le Mexique et le Guatemala et se consacre à l’étude du peuple maya. Les 170 photographies couleur de son premier livre “Mayas” sont un précieux témoignage sur un mode de vie millénaire en voie de mutation.

Puis pendant plus de deux ans, le photographe suit le travail des anthropologues légistes, rencontre les survivants du génocide Maya au Guatemala et les membres des Commissions de vérité. Un livre nait : « La vérité sous la terre : le génocide silencieux », il sera utilisé comme preuve lors du procès pour « génocide et crime contre l’humanité » contre le Général Rios Montt. En 2008, ce travail est récompensé par le « Prix Journalisme et Droits de l’Homme » décerné par l’International Festival of Photojournalism « City of Gijón » (Espagne). En 2010, il obtient le Getty Images Grant for Editorial Photography (New York) afin de poursuivre son enquête sur la violence au Guatemala. Deux livres viennent parachever ce travail en 2012 : « L’autre Guerre » d’une part et « Alma » d’autre part. En 2012, il réalise avec Isabelle Fougère le webdocumentaire « Alma, une enfant de la violence » diffusé par Arte et est récompensé par de nombreux prix, notamment le 1er Prix Webdocumentaire au World Press Photo 2013.

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Depuis 2013, il se consacre au travail « D’une rive à l’autre » un projet artistique et documentaire qui questionne l’évolution de l’identité chez les amérindiens de Guyane qui doivent composer entre un monde autochtone fragilisé et un monde occidental de plus en plus présent.

1 commentaire

  1. François

    j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre – non seulement les photographies sont extrèmement bien faites, mais les textes sont authentiques et émouvants. Un immense bravo a l’auteur !

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