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Soutien au développement économique adapté

Le Parc amazonien accompagne les démarches d’ancrage local des compétences recherchées dans le sud de la Guyane.

Le programme d’investissement qui va être mis en œuvre dans les cinq ans à venir à Maripa-Soula et Papaïchton (chantiers publics et privés) peut constituer un moteur décisif et exceptionnel du développement local dans des communes où l’emploi se fait rare, notamment pour la jeunesse. En parallèle de l’importante croissance démographique, l’augmentation de la population liée au développement de ces activités va constituer un deuxième moteur économique local, avec l’accroissement de l’habitat, des services et de la consommation.

L’opportunité d’intégrer de nombreux jeunes et de professionnaliser des micro-entrepreneurs est réelle.

Le Parc amazonien, qui intervient depuis plusieurs années dans le développement de l’activité et de l’emploi dans le sud de la Guyane, a souhaité pouvoir inscrire son action dans une logique globale, intégrée aux dispositifs d’accompagnement existants et adaptée aux besoins révélés par ces nouveaux marchés. Un « Contrat-cadre relatif aux engagements des partenaires en faveur du développement des filières par l’activité et l’emploi pour un développement durable du Haut-Maroni » a été signé en octobre 2016 à Maripa-Soula par la ministre du Travail Myriam El Khomri, la Collectivité territoriale de Guyane, les deux communes, l’organisme paritaire Opcalia et le Parc amazonien.

Ce contrat d’études prospectives (CEP), lancé en janvier 2017 avec un prestataire de services, a permis d’identifier les masses d’emplois potentiels par secteur d’activité et de proposer un plan d’Action pour le développement de l’emploi et des compétences (ADEC). Celui-ci a été exposé en fin d’année au Comité régional pour l’emploi, la formation et l’orientation professionnels (CREFOP).

Selon les scénarios envisagés par le CEP, la potentialité de création d’emplois pérennes dans tous les secteurs de l’économie locale (y compris le secteur public) est comprise entre 245 et 690 emplois d’ici 2020.

Le potentiel d’embauche de main-d’œuvre locale peu qualifiée est compris entre 55 et 195 emplois.

Le secteur de la construction peut générer, selon les scénarios, entre 20 et 90 emplois pérennes dans les entreprises locales, et entre 300 à 600 emplois temporaires au plus haut de la mise en œuvre des chantiers.

Parmi ces emplois, entre 105 et 220 emplois de premier niveau de qualification pourraient être pourvus via des dispositifs d’insertion locale.

Le plan ADEC proposé se décline en trois axes :

– Insertion et formation notamment des jeunes, accompagnement de parcours ;

– Accompagnement des filières et des entreprises pour l’acquisition de compétences métiers ;

– Gouvernance et animation des actions pour le développement de l’emploi.

En complément du plan, une mobilisation complémentaire est nécessaire pour accompagner l’entrepreneuriat et la mutualisation des énergies.