Parc amazonien de Guyane
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On 15/11/2021
Vie des territoires

Suivie des populations de loutres et de tapirs.

Du 11 au 20 octobre 2021, une équipe du Parc amazonien s’est rendue sur les rivières du Haut-Marouini (sud-ouest de la Guyane) afin de suivre les populations de loutres et de tapirs. Une mission similaire a été menée début novembre sur la Basse-Camopi.

En 2020, une collaboration entre le Parc amazonien et le CEFE de Montpellier (un des plus importants laboratoires de recherche en écologie en France) a permis de définir un protocole d’échantillonnage robuste des loutres et des tapirs sur les bassins du Maroni et de l’Oyapock.

Ainsi, huit secteurs d’échantillonnage ont été définis sur le bassin du Maroni. Au sein de ces secteurs, des sections d’échantillonnage ont été choisies théoriquement et de manière aléatoire. Sur le secteur choisi cette année, il s’agissait d’échantillonner huit sections de 5 kms en kayak, afin d’être au plus près des berges et repérer tous les indices de présence de ces deux espèces (tanières/catiches, traces de griffes ou de pas, aires de repos, matières fécales, etc.).

Dans le même temps, une mesure de la turbidité du cours d’eau a été faite tous les 500 m. En effet, le protocole vise, entre autres, à saisir l’influence de la turbidité de l’eau (donc de l’orpaillage illégal) sur la présence des loutres. Les points les plus en amont ont été rendus trop difficilement accessibles par les immenses chablis (chutes d’arbres) barrant constamment la rivière. Au final, sept sections sur 8 ont été traitées, grâce à l’effort et à la volonté de l’équipe.

Le même exercice à Camopi

Début novembre, c’est au tour des agents de Camopi de réaliser le suivi des loutres et tapirs. Du 2 au 4 novembre, une équipe de six personnes s’est donc rendue sur le secteur de la Basse-camopi pour échantillonner en canoë les 5 tronçons de 5 kms de long définis dans le secteur. Les indices de traces de loutres et de tapirs sont relativement fréquents au-dessus du saut Yanioué, qui est un obstacle naturel pour les chasseurs/pêcheurs et que seuls les plus motivés décident de franchir. En aval du saut, plus l’équipe se rapprochait des zones fréquentées et « semi-urbaines », plus les traces se raréfiaient, jusqu’à disparaître même complètement.

Les agents ont également pu remarquer que les traces observées semblent correspondre à un passage ponctuel des animaux, et non un endroit habituel comme cela pu être observé dans des secteurs où la présence humaine est marginale (crique Yaroupi).