Parc amazonien de Guyane
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On 11/03/2022
Le Rapport d’activité 2021 du Parc amazonien de Guyane est disponible en téléchargement ici. Développement durable, connaissance et suivi des milieux naturels, sensibilisation, valorisation des patrimoines culturels, police de l’environnement... Retrouvez nos principales actions menées dans les communes du Sud de la Guyane l’année dernière !

L’année 2021 a été incontestablement une année de reprise d’activités pour le Parc amazonien, après le grand ralentissement de 2020 lié à la crise sanitaire. Le Parc a ainsi pu, de nouveau, organiser de grands événements emblématiques, tels que le Marché artisanal du Maroni, la Fête de la nature, ou encore la Journée de l’abattis à Camopi. Il a aussi participé à de grands événements internationaux, tels que le Congrès mondial de la Nature de l’UICN à Marseille, pour défendre les grands enjeux de la biodiversité du Plateau des Guyanes, les cultures du Sud de la Guyane, ou encore les enjeux du développement local durable, adapté aux réalités de nos territoires.

L’appui financier du Plan de Relance a fourni des moyens complémentaires réellement significatifs pour doper la reprise, notamment en ce qui concerne les Maisons du Parc à Maripa-Soula et Camopi, et maintenant Papaïchton, mais aussi en matière d’investissements sur les sentiers de découverte. À l’échelle locale aussi, les activités dites « de terrain » ont pu reprendre quasiment normalement : inventaires scientifiques, éducation à l’environnement, gestion participative des ressources naturelles, appui aux filières économiques locales, et bien sûr, encore et encore, la lutte contre l’orpaillage illégal, qui ne s’est jamais arrêtée et n’a jamais faibli, même en 2020.

À cet égard, les décomptes semestriels lors des survols héliportés menés par l’établissement semblent montrer une tendance à la baisse depuis un an. Nous ne pouvons que nous en réjouir, mais ne pouvons crier victoire. L’activité de l’orpaillage illégal demeure très importante sur le périmètre du Parc, la résilience des garimpeiros reste forte, permise par leur réseau logistique terriblement efficace, s’appuyant sur des bases arrière placées sur nos fleuves frontières. La commission d’enquête parlementaire et les visites ministérielles fin 2021 et début 2022 ont ainsi été l’occasion de réaffirmer la nécessité absolue d’ajouter un fort volet diplomatique aux stratégies de lutte sur le terrain déjà déployées avec l’appui des forces Harpie auxquelles le Parc contribue.

L’année écoulée a été aussi l’occasion pour le Parc de mettre en place un nouveau Conseil d’administration, un nouveau Conseil scientifique, et d’amorcer le processus de recomposition d’un nouveau Comité de vie locale. Il pourra ainsi fêter en 2022 son quinzième anniversaire avec des instances de gouvernance renouvelées.

2021 a été aussi une année de lancement de nouvelles initiatives très prometteuses, notamment la Cellule d’ingénierie aux Communes de l’intérieur (CICI), portée par le Parc en appui aux communes du sud, et la Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE) qui s’est structurée et a bien grandi avec l’appui du Parc et de ses partenaires sur ce projet, au point d’accueillir désormais ses premiers entrepreneurs.

Mais résumer les activités du Parc en quelques lignes serait une véritable gageure, tant elles sont multiformes, variées et complémentaires entre elles et vis-à-vis de celles des autres acteurs du territoire. Car c’est bien dans cet esprit qu’elles sont imaginées, et nous l’espérons, comprises. Le Parc est un outil, au service d’un projet de territoire, dans l’esprit de la charte validée en 2013.

Le président du Conseil d'administration, Jules Deie, et le directeur, Pascal Vardon

Téléchargez notre Rapport d’activité 2021 ici.