Parc amazonien de Guyane
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On 29/09/2020
Combinant une biodiversité exceptionnelle, des paysages hors du commun et des patrimoines culturels uniques, les communes du Sud de la Guyane bénéficient d’un potentiel écotouristique indéniable. Afin de favoriser le développement de cette filière, neuf porteurs de projet ont bénéficié mi-septembre d’une session de préparation aux métiers du guidage, organisée par le Parc amazonien. 

Dans les communes du Sud Guyane, la nature et la culture peuvent s’unir pour former un produit écotouristique d’exception. Afin d’accompagner la structuration d’une filière responsable et durable, le Parc amazonien soutient les porteurs de projet en vue de leur professionnalisation.

Une session de préparation aux métiers du guidage en milieu amazonien a ainsi été organisée durant sept jours à Maripa-Soula et Papaïchton auprès de neuf personnes originaires des villages de l’Alitani (Antecume-Pata, Taluen), de Maripa-Soula bourg et de Papaïchton.

Pour Loïc Massué, chargé de mission Tourisme au Parc amazonien de Guyane, cette action poursuivait de nombreux objectifs : « Elle a permis aux participants d’acquérir des compétences applicables dans le cadre de leur activité professionnelle, notamment en termes d’animation dans le milieu naturel. »

En effet un module était consacré à la filière touristique locale, un autre à la valorisation des patrimoines matériels et immatériels, et enfin les dernières journées étaient dédiées à l’accueil du public et à sa sécurité. « Les mises en situation sur le terrain ont permis aux participants de capitaliser leurs savoirs, savoir-faire et savoir-être, mais également de s’inscrire dans une dynamique de groupe et ainsi profiter de la présence de leurs pairs pour échanger autour de leurs expériences respectives », poursuit Loïc Massué.

Renforcer ses savoir-faire 

Si les neuf participants – six hommes, trois femmes – partageaient une même motivation pour découvrir les différentes facettes des métiers associés au guidage en milieu amazonien, tous n’en étaient pas au même stade d’avancement de leur projet.

Certains souhaitent ainsi se professionnaliser pour initier de nouveaux projets touristiques, sur le Haut-Maroni ou sur le littoral, comme Indira Djani étudiante en BTS Tourisme en alternance à Mana : « Cette m’a permis de découvrir beaucoup de choses sur l’environnement et la culture. Cela permet d’échanger avec les collègues, de faire des animations en forêt... mais aussi de mieux connaître le territoire. »

D’autres participants, déjà en activité, ont cherché à approfondir leurs connaissances et leurs savoir-faire, à l’image de Wataïman Nanuk, président de l’association Kasiwe-Kunawa qui organise des expéditions sur le fleuve : « Je voulais en savoir plus sur la faune et la flore... Mais aussi pour savoir si je faisais bien, en tant que guide ! »

Lagoe Difou, participant de Papaïchton, accompagne quant à lui des touristes sur les sentiers de randonnée avec l’association Jungle by Night. « Ce qui était très intéressant pour moi, c’était de savoir comment organiser des activités, échanger avec les gens, les mettre à l’aise. Je vais mettre ces conseils en pratique lors des prochaines sorties. »

Le piroguier Moloko Atuwaïké a pour sa part particulièrement apprécié les temps d’échanges consacrés aux attentes, au confort et à la sécurité des visiteurs. Sophie, de Taluen, compte d’ores et déjà approfondir ses connaissances de l’environnement et explore différentes pistes pour l’avenir, comme « apporter un soutien logistique et administratif aux guides locaux ».

Cette session de préparation aux métiers du guidage a alterné cours théoriques et applications pratiques, in situ. Les participants se sont ainsi rendus sur les sentiers des cascades de Gobaya Soula (Maripa-Soula) et de la Source (Papaïchton), ainsi que dans les villages de Loka et Boniville, qui abritent des maisons traditionnelles aluku, puis sont allés à la rencontre des artisans.

La prochaine session de préparation aura lieu à Camopi en octobre.