Parc amazonien de Guyane
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On 20/03/2019
Les administrateurs du Parc amazonien de Guyane (représentants des services de l’Etat, des collectivités territoriales, des autorités coutumières, des socio-professionnels et des associations) se sont réunis jeudi 14 mars pour le premier conseil d’administration de l’année. Pascal Vardon en a profité pour se présenter en tant que nouveau directeur de l’établissement, aux côtés du président Claude Suzanon.
© Stéphanie Bouillaguet / PAG

Parmi les points à l’ordre du jour de ce conseil d’administration, les membres étaient invités à délibérer sur la nouvelle convention d’application de la charte à Maripa-Soula. Conformément au travail préparatoire mené avec les équipes de la mairie et l’ensemble des partenaires, celle-ci est recentrée sur cinq axes :
- Agriculture et bois
- Tourisme
- Culture
- Environnement
- Soutien aux initiatives
Ce projet de convention sera prochainement présenté en conseil municipal de Maripa-Soula.

Le Conseil d’administration représente également une opportunité de partager un certain nombre d’informations.
Les administrateurs ont ainsi pu échanger sur la crise suicidaire qui a endeuillé le Haut-Lawa ces dernières semaines, avec des interventions du sous-préfet aux communes de l’intérieur et de l’Agence régionale de Santé.

La situation de l’orpaillage illégal a également été présentée ; le Parc amazonien a dénombré 132 sites actifs sur le territoire le concernant. Un nombre « dans la fourchette haute » de ces dernières années, a relevé le WWF Guyane avant d’insister sur la nécessité de mettre en œuvre une coopération effective avec le Brésil et le Suriname pour lutter contre ce fléau.

Durant ce conseil d’administration, le président du Comité de vie locale, Samagnan Djo, a également présenté un bilan de l’année écoulée et notamment des dossiers sur lesquels l’instance consultative a travaillé : circulation fluviale, désenclavement aérien, aérodrome de Camopi, piste de Papaïchton.

Au titre de la défense du patrimoine immatériel du Sud de la Guyane, un travail réalisé par le Parc amazonien sur la toponymie (noms des lieux) a également été présenté. S’appuyant sur des enquêtes de terrain auprès des populations locales, il a démontré que de nombreux noms de lieux sont totalement artificiels ou obsolètes dans les communes du sud de la Guyane sur le territoire du parc national, ou que certains lieux ont aujourd’hui des noms multiples, selon les utilisateurs et les langues locales. Le travail sera poursuivi en lien avec le conseil scientifique du PAG.

Le prochain conseil d’administration du Parc amazonien de Guyane se réunira en juin prochain.