Parc amazonien de Guyane
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On 16/12/2019
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La mission d’animation agroalimentaire à Maripa-Soula touche à sa fin. Après deux ans et demi de mission d’animation agroalimentaire (juin 2017-décembre 2019) incarnée par Stecyna KIKI, l’appui au développement de la filière s’apprête à prendre une autre tournure
Stécyna KIKI a incarné la mission animation agroalimentaire sur Maripa-Soula pendant 2 ans et 1/2

Les ambitions que le Parc amazonien s’était fixées ont globalement été réalisées, en accord et avec les contributions fortes des partenaires maripasouliens (CFPPA, Mairie, DAAF notamment). Au-delà d’un accompagnement de proximité permanent sur de multiples aspects  (appui à la vie associative d’Oli Taanga, appui à la production, appui à la commercialisation, appui à la formation, mise en réseau d’acteurs etc.), cette mission aura permis d’une part de mieux identifier les besoins des acteurs de la filière et d’autre part d’insérer l’agriculture et l’agro transformation dans un contexte plus global à Maripasoula. Valorisation des savoir-faire et des recettes, réflexion et travail sur le modèle économique et la génération de revenus, développement durable et pratiques associées, valorisation de produits emblématiques du territoire au service du tourisme, santé et nutrition … la valorisation des produits de bouche est finalement à la charnière de multiples enjeux individuels et collectifs. L’excellent travail d’animation par Stecyna KIKI durant cette période en témoigne !

La fin de la mission d’animation agroalimentaire portée par le Parc amazonien de 2017 à 2019 ne signe malgré tout pas la fin de l’engagement du Parc amazonien sur tous les enjeux évoqués ci-dessus, bien au contraire. En revanche, le bilan de la mission permet de mettre en évidence la nécessité de repenser les contributions des acteurs locaux et guyanais.

Tout d’abord, l’association des agriculteurs Oli Taanga, aujourd’hui bien identifiée sur le territoire et au-delà (identité claire, projet défini), doit poursuivre sa montée en autonomie, s’accrocher à ses objectifs, soutenir les projets de ses membres. Un audit réalisé mi-2018 avait en effet permis de clarifier les motivations de ces agriculteurs structurés depuis quelques années à peine.

A leurs côtés, le Parc amazonien, la commune de Maripa-Soula, le CFPPA, mais aussi la chambre d’agriculture dont le retour sur le Haut-Maroni a été annoncé officiellement, doivent pouvoir, en adéquation avec leurs compétences respectives contribuer à un développement cohérent de la filière agricole et agro alimentaire, dans une perspective de durabilité sociale, environnementale et économique.

Par ailleurs, outre les partenaires, différents infrastructures sont amenés à être construits sur le territoire (marché : construction en cours, atelier de transformation végétale : financement acquis, pôle agricole : financement acquis et études préalables en cours de réalisation), et vont incontestablement contribuer à une stimulation de la filière.