Parc amazonien de Guyane
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On 09/08/2018
Vie de l'établissement
La 8ème édition de la Journée des Peuples autochtones (JPA) se délocalise dans les villages. Pour la première fois depuis sa mise en place, il n'y a pas de grand rassemblement des peuples autochtones sur la Place des Palmistes de Cayenne, la ville-capitale de Guyane. Ce grand village cayennais d'échanges et de rencontres entre les peuples autochtones et les autres communautés de Guyane se décline en une première édition décentralisée dans plusieurs villages amérindiens du littoral guyanais.
Ti'iwan Couchili, animatrice teko/wayana
Ti'iwan Couchili, animatrice teko/wayana ©JM Montoute

Une édition décentralisée au moins pour cette année. Cette journée qui prenait son point d’ancrage à Cayenne avec un grand rassemblement sur la place des Palmistes, de conférences-débats, de chants et danses traditionnels et d’un village artisanal se répartit en ce mois d’août dans plusieurs villages amérindiens de la côte. Ainsi dès, le week-end du 4 et 5 août dernier, l’ouverture officielle s’est faite au village palikour Kamuyeneh de Macouria. Pour la journée internationale des Peuples autochtones, le jeudi 9 août, c’est le village kali'na de Javouhey à Mana qui a pris le relais. Du 9 au 10 août, le village Espérance à Saint-Georges sera aussi sur le devant de la scène avec la participation des Amérindiens wayãpi et teko de Camopi/Trois Sauts en plus des palikour de Saint-Georges et Régina. Ces journées officielles se termineront le samedi 11 août au village arawak Cécilia à Matoury. « L’objectif est de permettre une réelle immersion du public au sein même des lieux d’habitations des peuples autochtones, de façon à renforcer le caractère authentique et la dimension identitaire des échanges... » nous annonce le président de la Collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre.

À Cayenne, le seul rendez-vous cette année, se fera au CTG (Comité du Tourisme de la Guyane) à la rue Lallouette où pendant une semaine a lieu une exposition sur les « Savoirs et savoir-faire des peuples amérindiens de Guyane » avec l’aide du Parc amazonien de Guyane et de l’association Gadepam. Des ateliers sont mis en place également dans le hall du Comité du Tourisme, sur la confection de bijoux en graines de panacoco, la sculpture sur calebasse ou l’atelier d’initiation au maluwana (ciel de case) animé par l’artiste teko/wayana Ti'Iwan Couchili. Le vendredi 10 août, ces ateliers se concluront avec des contes, des danses et la dégustation du cachiri, la boisson traditionnelle amérindienne à base de manioc.

Des raisons budgétaires et organisationnelles ont semblé motiver cette nouvelle formule comme nous l’affirme lui-même le président Rodolphe Alexandre dans le programme de ces journées. Mais il n’est pas exclu que dès l’année prochaine, la place des Palmistes à Cayenne se transforme à nouveau en grand village autochtone. En marge de ces manifestations officielles, le village Pierre à Saint-Laurent du Maroni organise sa propre célébration des JPA comme les années précédentes et pour la première fois, le hameau de Trois-Sauts sur le haut Oyapock va célébrer lui aussi ces JPA 2018, du 13 au 15 août à Zidok grâce à l’association Koipeewako, ce hameau qui regroupe une dizaine de villages wayãpi.