Parc amazonien de Guyane
-A +A
Share
On 18/04/2019
Le directeur du Parc amazonien et le 1er adjoint au maire de Maripa-Soula ont signé, samedi 13 avril, la deuxième convention d’application de la charte. Ce document présente un ensemble d’actions à mettre en œuvre dans la commune ces trois prochaines années.
© Stéphanie Bouillaguet / PAG

Avec cette nouvelle convention, la mairie et le Parc amazonien ont souhaité poursuivre leur partenariat autour de cinq thèmes majeurs : agriculture/bois, tourisme, culture, environnement et soutien aux initiatives. Des actions prioritaires ont été identifiées dans chaque axe, notamment à la suite des ateliers participatifs qui avaient réuni les équipes du Parc amazonien, de la mairie et de leurs partenaires fin 2018 à Maripa-Soula.

Cette deuxième convention d’application de la charte comprend ainsi sept projets prioritaires qui seront mis en œuvre ces trois prochaines années dans la commune.

- Agriculture/bois :  Favoriser la production et la consommation de produits locaux

Action prioritaire 1 : Connaissance et reconnaissance des activités vivrières de Maripa-Soula

- Tourisme : Favoriser le développement du tourisme en milieu naturel

Action prioritaire 2 : Amélioration de l’offre de découverte existante à Maripa-Soula

Action prioritaire 3 : Concertation pour la structuration de l’offre éco-touristique du Haut-Lawa

- Culture-artisanat : Soutenir et valoriser les cultures vivantes de la commune

Action prioritaire 4 : Transmission et sauvegarde des patrimoines culturels

Action prioritaire 5 : Valorisation des productions artisanales

- Environnement : Devenir acteurs de la protection de l’environnement

Action prioritaire 6 : Programme d’éducation à la nature, à l’alimentation et à la gestion des déchets

Action prioritaire 7 : Permettre aux habitants de (re)découvrir leur environnement naturel

- Soutien aux initiatives : Accompagner les porteurs de projets sur les thèmes prioritaires

 

La signature de cette convention, à l’occasion de la première Foire agricole de Maripa-Soula, a rassemblé le 1er adjoint au maire Lama Topo, le directeur du Parc amazonien Pascal Vardon et l’élue déléguée aux affaires foncières, à l’agriculture et à la forêt, Juliette Daniel.

« Ce nouveau partenariat nous permet de nous projeter sur la période 2019-2022, explique Pascal Vardon. Des actions vont être consolidées, notamment dans le domaine de l’agriculture, de la forêt, du tourisme, de l’éducation à l’environnement et de la transmission du patrimoine culturel. Ces thèmes correspondent à l’ambition du parc, en lien avec notre charte. Nous souhaitons également contribuer, aux côtés de la commune, à renforcer l’appui aux personnes qui voudraient monter des projets dans ces domaines. »

Après avoir dressé un bilan de la précédente convention, le 1er adjoint au maire Lama Topo a quant à lui souligné le travail commun mené par les équipes de la mairie et du Parc : « Nous travaillons au bénéfice de la commune et de la population. Je pense par exemple à l’aménagement du sentier de Gobaya Soula, qui est devenu un endroit apprécié par les touristes et les habitants. Ce partenariat représente un atout pour la commune. »

Première convention : quel bilan ?

En 2018, le Parc amazonien s’est attaché à évaluer la première convention d’application de la charte à Maripa-Soula, qui avait été signée le 4 février par le maire Serge Anelli et le président du conseil d’administration du Parc amazonien Claude Suzanon. 

Il s’agissait de déterminer dans quelle mesure le programme d’actions avait été mis en œuvre, les objectifs atteints et si cette convention avait été un outil « utile » entre le parc national et la commune. Ce travail d’évaluation, qui a été réalisé par le biais d’enquêtes et d’entretien, s’est déroulé de mai à juillet 2018. Il a permis de dégager un certain nombre de constats.

Le bilan de la convention est globalement satisfaisant puisque près des trois quarts des actions prévues (soit 54 actions) ont pu être menées à bien, dans des contextes pourtant parfois difficiles. Par ailleurs, la convention a permis de mobiliser près de deux millions d’euros sur trois ans, de la part du parc national, de la commune ou des différents partenaires financiers. 21 projets ont été non-réalisés ou réorientés, 5 sont en cours en réalisation.

Certains résultats sont bien visibles dans le quotidien des habitants de Maripa-Soula, par exemple la mise en place d’un marché mensuel des producteurs, le rendez-vous annuel incontournable du Marché artisanal du Maroni, l’aménagement du sentier de découverte de Gobaya-Soula, ou encore la mise en place d’ateliers de transmission des savoir-faire traditionnels à Cayodé et Antecume Pata… 

D’autres sont moins connus par la population mais ont pu toucher certains publics de façon privilégiée. C’est le cas, par exemple, des « Rendez-vous écocitoyens », qui ont permis de sensibiliser plus de 1000 élèves par an aux questions de l’environnement.

Au-delà des résultats des projets, la convention a permis de créer un espace de dialogue précieux entre le parc national et la mairie. Elle a fourni un cadre logique apprécié et a contribué à identifier des priorités communes.

Les actions engagées et les résultats obtenus sont donc réels. Pour autant, ils ont parfois pu être ressentis comme insuffisants au regard de l’importance des enjeux du territoire. Certains projets ont été longs à démarrer et ont nécessité une phase d’étude importante, moins visible que des actions concrètes d’aménagement ou d’animation.

La convention a par ailleurs mobilisé de nombreux partenaires financiers et techniques, qui ont joué un rôle incontournable dans la réalisation des actions.