Parc amazonien de Guyane
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Maripa-Soula

La seconde convention d'application de la charte a été signée le 13 avril 2019 par le directeur du PAG et le 1er adjoint au maire de Maripa-Soula. Elle prévoit sept projets prioritaires à mettre en œuvre les trois prochaines années. 

Avec cette nouvelle convention, la mairie et le Parc amazonien ont souhaité poursuivre leur partenariat autour de cinq thèmes majeurs : agriculture/bois, tourisme, culture, environnement et soutien aux initiatives. Des actions prioritaires ont été identifiées dans chaque axe, notamment à la suite des ateliers participatifs qui avaient réuni les équipes du Parc amazonien, de la mairie et de leurs partenaires fin 2018 à Maripa-Soula.

Cette deuxième convention d’application de la charte comprend ainsi sept projets prioritaires qui seront mis en œuvre ces trois prochaines années dans la commune.

- Agriculture/bois :  Favoriser la production et la consommation de produits locaux

Action prioritaire 1 : Connaissance et reconnaissance des activités vivrières de Maripa-Soula

- Tourisme : Favoriser le développement du tourisme en milieu naturel

Action prioritaire 2 : Amélioration de l’offre de découverte existante à Maripa-Soula

Action prioritaire 3 : Concertation pour la structuration de l’offre éco-touristique du Haut-Lawa

- Culture-artisanat : Soutenir et valoriser les cultures vivantes de la commune

Action prioritaire 4 : Transmission et sauvegarde des patrimoines culturels

Action prioritaire 5 : Valorisation des productions artisanales

- Environnement : Devenir acteurs de la protection de l’environnement

Action prioritaire 6 : Programme d’éducation à la nature, à l’alimentation et à la gestion des déchets

Action prioritaire 7 : Permettre aux habitants de (re)découvrir leur environnement naturel

- Soutien aux initiatives : Accompagner les porteurs de projets sur les thèmes prioritaires

Première convention : quel bilan ?

En 2018, le Parc amazonien s’est attaché à évaluer la première convention d’application de la charte à Maripa-Soula, qui avait été signée le 4 février 2016 par le maire Serge Anelli et le président du conseil d’administration du Parc amazonien Claude Suzanon. 

Il s’agissait de déterminer dans quelle mesure le programme d’actions avait été mis en œuvre, les objectifs atteints et si cette convention avait été un outil « utile » entre le parc national et la commune. Ce travail d’évaluation, qui a été réalisé par le biais d’enquêtes et d’entretien, s’est déroulé de mai à juillet 2018. Il a permis de dégager un certain nombre de constats.

Le bilan de la convention est globalement satisfaisant puisque près des trois quarts des actions prévues (soit 54 actions) ont pu être menées à bien, dans des contextes pourtant parfois difficiles. Par ailleurs, la convention a permis de mobiliser près de deux millions d’euros sur trois ans, de la part du parc national, de la commune ou des différents partenaires financiers. 21 projets ont été non-réalisés ou réorientés, 5 sont en cours en réalisation.

Certains résultats sont bien visibles dans le quotidien des habitants de Maripa-Soula, par exemple la mise en place d’un marché mensuel des producteurs, le rendez-vous annuel incontournable du Marché artisanal du Maroni, l’aménagement du sentier de découverte de Gobaya-Soula, ou encore la mise en place d’ateliers de transmission des savoir-faire traditionnels à Cayodé et Antecume Pata… 

D’autres sont moins connus par la population mais ont pu toucher certains publics de façon privilégiée. C’est le cas, par exemple, des « Rendez-vous écocitoyens », qui ont permis de sensibiliser plus de 1000 élèves par an aux questions de l’environnement.

Au-delà des résultats des projets, la convention a permis de créer un espace de dialogue précieux entre le parc national et la mairie. Elle a fourni un cadre logique apprécié et a contribué à identifier des priorités communes.

Les actions engagées et les résultats obtenus sont donc réels. Pour autant, ils ont parfois pu être ressentis comme insuffisants au regard de l’importance des enjeux du territoire. Certains projets ont été longs à démarrer et ont nécessité une phase d’étude importante, moins visible que des actions concrètes d’aménagement ou d’animation.

La convention a par ailleurs mobilisé de nombreux partenaires financiers et techniques, qui ont joué un rôle incontournable dans la réalisation des actions.